Jeudi 24 septembre 1914

Feldbach

Feldbach

A 2h du matin, nous prenons la route de Seppois à pied.

Nous passons à Bisel. Le jour commence à poindre. Il fait un brouillard très épais. Sorti du village, on entend quelques coups de feu. Nous entrons à Feldbach. Nous faisons halte 2h à l’entrée du village et une vive fusillade se fait entendre. Puis 4 prisonniers passent entre 4 baïonnettes. L’escadron prend la route d’Hirsingen et prend un chemin aboutissant à une ferme sur la hauteur. Des reconnaissances sont envoyées. Le reste de l’escadron passe la journée derrière la ferme. 3 batteries de 75 sont placées à droite de la ferme et tirent continuellement. La fusillade continue sur Riespach. C’est le 372e d’infanterie. 3h du soir, je suis envoyé à Riespach demander des ordres au lieutenant colonel qui commande la colonne. Je le retrouve dans le bois au-delà de Riespach. Il est vers les blessés (60).

Il me renvoie au colonel Kay qui est au village. Il me donne l’ordre de faire retirer l’escadron après 16h. Je pars alors sur Retzwiller et je trouve Wagner et Thiebaut à Friesen, ainsi que le fourgon .

Chemin faisant, j’ai rencontré nombre de blessés qui reviennent à pied comme ils peuvent. Plusieurs fourragères en transportent.

Une batterie d’artillerie, restée seule en batterie, tire continuellement. Nous arrivons à Retzwiller à la nuit. L’escadron arrive à 8h.

Mercredi 23 septembre 1914

Je pars à 3h du soir avec l’adjudant 23091914SAM_0720 19-09-2014 14-44-34 3733x2125et les cuisiniers du capitaine pour préparer le cantonnement, nous passons à Manspach et Saint Ulrich, Friesen. L’escadron arrive à la nuit avec l’artillerie. Nous cantonnons dans une bonne maison alsacienne mais la nuit, dans la grange, il y fait froid. Réveil à 1h du matin.

Vendredi 18 septembre 1914

Matin. Il pleut. Je pars avant l’escadron avec Champeil. Il fait un très grand vent qui parfois empêche d’avancer. Arrivé à Montreux, je dois me changer. L’escadron arrive 2h après, mais ne desselle pas car nous devons repartir le soir. A 2h, nous partons pour Retzwiller. Mais auparavant, nous allons occuper Hagenbach en attendant que l’infanterie arrive. Elle arrive à 4H et nous reprenons la route de Retzwiller où nous cantonnons.

Jeudi 17 septembre 1914

Au matin : il fait bien froid. Déjeunons à la maison.

Dannemarie

Dannemarie

L’escadron se réunit et part dans la direction d’Ammerzwiller que nous traversons, et allons au-delà. Nous nous arrêtons à la sortie Est de ce village et un peloton pousse une pointe sur Bernwiller. Dans ce village se trouve aussi le peloton cycliste. On entend quelques coups de fusil. Je suis rappelé vers l’escadron. Quelques hommes sont au combat à pied. Les reconnaissances reviennent. L’escadron reste une partie de la journée dans un verger. L’artillerie tire sur Galfingen. Le soir : 3h, on doit attaquer Bernwiller. L’escadron prolonge l’attaque du côté gauche. Nous entrons dans et revenons sur Gildwiller. Je retourne porter un renseignement au commandant du 235e. Je reviens sur Bernwiller. En arrivant quelques obus sifflent, puis éclatent tout près de la route. Je trouve l’escadron massé à l’entrée. Les obus français éclatent sur la lisière du bois. Quelques obus allemands y éclatent aussi. L’escadron se retire, puis se dirige, par Hecken et Hagenbach, sur Dannemarie où il doit cantonner. Je pars avec Champeil et l’adjudant afin de reconnaître le cantonnement. Nous arrivons à la nuit.